Dans les métiers de la petite enfance, les pratiques professionnelles évoluent constamment. Les connaissances autour du développement de l’enfant, des émotions et des comportements difficiles transforment aujourd’hui profondément le travail des professionnel.le.s de la petite enfance. Et souvent, la formation continue permet justement de faire évoluer le regard porté sur les enfants… mais aussi sur sa propre posture professionnelle.
Quand le quotidien prend toute la place
Quand on travaille depuis longtemps auprès des jeunes enfants, il y a des choses que l’on finit parfois par ne plus questionner. Non pas parce que l’on manque de bienveillance ou d’envie de bien faire, mais simplement parce que le quotidien prend toute la place.
Les journées vont vite. Très vite.
Entre les pleurs, les conflits, les transmissions, le bruit, les repas, les tensions parfois, la fatigue aussi, on avance souvent en faisant au mieux avec ce que l’on a, avec ce que l’on connaît, avec ce que l’on a appris au fil des années.
Et puis un jour, une formation vient parfois remettre du mouvement dans tout cela.
Pas forcément parce qu’elle apporte une méthode miracle. D’ailleurs, je ne crois pas aux méthodes miracles dans les métiers de la petite enfance. Mais parce qu’elle permet parfois de regarder autrement des situations que l’on croyait déjà connaître.
Pourquoi les émotions des enfants bousculent les professionnel.le.s de la petite enfance ?
Je crois que beaucoup de professionnel.le.s portent énormément au quotidien.
Accompagner des jeunes enfants, ce n’est pas seulement organiser une journée ou gérer un groupe. C’est être constamment au contact des émotions des enfants. Leurs frustrations, leurs colères, leurs besoins de sécurité, leurs débordements, leurs cris, leurs pleurs.
Et quand ces moments se répètent toute la journée, toute la semaine, toute l’année, il est humain de finir par chercher avant tout à faire revenir le calme le plus vite possible.
Ce que l’on comprend aujourd’hui des comportements difficiles
Pendant longtemps, certains comportements étaient surtout vus comme des comportements à stopper.
Un enfant qui mord.
Qui tape.
Qui crie.
Qui refuse.
Aujourd’hui, les connaissances sur le développement de l’enfant nous permettent de comprendre beaucoup plus finement ce qu’il se passe derrière ces comportements.
On sait qu’un jeune enfant peut être profondément débordé par ce qu’il ressent intérieurement et qu’il ne possède pas encore toutes les capacités neurologiques pour gérer seul ses émotions ou ses impulsions.
Et honnêtement, cette compréhension change énormément de choses.
Parce qu’à partir du moment où l’on ne voit plus un enfant comme “provocateur”, “capricieux” ou “opposant”, la posture de l’adulte change naturellement elle aussi.
On ne cherche plus uniquement à faire cesser un comportement. On essaie davantage de comprendre ce qu’il raconte, ce qu’il exprime, ce qui déborde à l’intérieur de l’enfant à ce moment-là.
Comment les formations petite enfance font évoluer les pratiques professionnelles ?
Je crois que c’est souvent cela que les formations viennent transformer en profondeur.
Pas seulement les outils.
Mais le regard.
Certaines professionnel.le.s me disent parfois après une journée de formation :
“En fait… je crois que je ne voyais plus certaines choses.”
Et je trouve cette phrase extrêmement forte.
Parce que dans les métiers de la petite enfance, on peut vite fonctionner en pilote automatique sans même s’en rendre compte. Non pas par manque d’implication, mais parce que la charge mentale, physique et émotionnelle est immense.
Se former permet alors de reprendre un temps d’arrêt. De réfléchir. De remettre du sens. De comprendre aussi ce qui se joue chez l’enfant… mais parfois également chez l’adulte.
Se former sans culpabiliser
Et je crois profondément que les professionnel.le.s méritent cela.
Elles et ils méritent des espaces où l’on ne vient pas leur dire qu’ils font “mal”, mais des espaces où l’on peut penser les pratiques autrement, comprendre davantage, ajuster certaines postures sans culpabiliser.
Parce qu’au fond, se former en petite enfance, ce n’est pas devenir un “meilleur professionnel”.
C’est accepter que les connaissances évoluent, que notre regard peut continuer à grandir lui aussi, et que derrière chaque comportement difficile, il y a souvent un enfant qui ne sait pas encore comment exprimer autrement ce qu’il vit intérieurement.
Vous souhaitez former vos équipes petite enfance dans le cadre de vos journées pédagogiques ?
J’accompagne les professionnel.le.s de la petite enfance autour de thématiques comme :
- les comportements difficiles ;
- la gestion des émotions ;
- le cadre éducatif ;
- l’agressivité du jeune enfant ;
- l’attachement ;
- la communication bienveillante.
Des formations concrètes, dynamiques et profondément ancrées dans la réalité du terrain.
Pour toutes demandes d’informations complémentaire ou devis, merci de me contacter au 06.69.25.80.70